On entre au Théâtre Molière à Sète comme on franchit la porte d’un navire prêt à lever l’ancre vers des rives contraires: rire sur le pont avant, émotions à fleur d’eau sur la proue, réflexions en cale pour mieux garder le cap. La saison 2026-2027 chapeaute une cinquantaine de spectacles et assume son éclectisme, du drame le plus tendu à la comédie la plus fine, de la danse qui secoue aux musiques qui rassemblent. De Yael Naim en ouverture le 25 septembre jusqu’à une pièce chorégraphique pour tout-petits au début de juin, le vaisseau Molière file droit, emmené par l’équipe de la Scène nationale et la direction de Sandrine Mini qui réclame un mot d’ordre: équilibre. Populaire et pointu, accessible et exigeant, sur scène et hors les murs: l’Archipel de Thau tout entier devient une carte à jouer.
Pour suivre la route, imaginez Lila, 28 ans, solaire, qui coche d’abord les soirées musique, et Marius, 62 ans, lecteur vorace de Molière et de Lagarce, prêt à débattre à la sortie; ajoutez Inès et Sami, leurs voisins, qui préfèrent cirque et marionnettes pour les sorties du mercredi. Cette bande dessinée grandeur nature a trouvé son théâtre: Sète et son Molière. Les jalons sont là: une autoproduction maison avec Gush is great (5 novembre), le retour de François Morel dans L’École des femmes (27-28 novembre), la coupe à blanc des non-dits dans Juste la fin du monde (27 janvier), l’énergie chorégraphique de Grupo Corpo (25 février) et d’Hofesh Shester pour In the brain (29-30 avril), les souffles flamencos de Las Migas (25 mars), les bleus à l’âme de Sarah McCoy (23 avril). Une culture vivante, plurielle, qui donne des outils pour comprendre le monde et de beaux prétextes pour le célébrer.
Sommaire
Théâtre Molière – Sète: panorama de la saison 2026-2027, entre frissons de salle et grand air de fête
Le Théâtre Molière de Sète déroule une saison 2026-2027 à l’image de son territoire: saline, inventive, brassée de vents contraires. L’ouverture promet un halo de douceur avec la voix de Yael Naim (25 septembre), qui présente Solaire, un album cousu d’intime. La ligne d’horizon s’étire jusqu’au 4 juin avec une pièce dansée pour tout-petits, comme une caresse finale. Entre les deux, une cinquantaine de spectacles posent leurs valises: comédie, drame, danse, musiques du monde, cirque de création et rendez-vous familiaux. À l’échelle d’une saison, la pluralité n’est pas une politesse: c’est l’ADN du lieu. Sandrine Mini l’assume, promettant un balancier harmonieux entre œuvres très populaires – celles qui remplissent la salle d’un seul cliquetis de réservation – et propositions de réflexions plus rares, qui laissent des traces longtemps après la tombée du rideau.
Cette recherche d’équilibre s’incarne dans les soirées de présentation, désormais devenues des événements à part entière: une séance vivante, rythmée de surprises, d’extraits vidéo et traduite en langue des signes française pour élargir le cercle des spectateurs. La fête se prolonge sur le parvis avec Miss’ U, groupe au peps électrique qui mélange rythmes du Pacifique et early rock’n’roll. Ce coup d’envoi donne le ton: on est ici pour vivre ensemble. Et parce que le Molière rayonne au-delà de ses murs, l’Archipel de Thau se transforme en théâtre à ciel ouvert, de Mireval à Marseillan, de Mèze à Balaruc-les-Bains, de Frontignan à Montbazin. Partout, une même idée: rendre le spectacle vivant proche, compréhensible, hospitalier.
Pour ne pas se perdre dans l’abondance, voici trois portes d’entrée qui font système, avec un exemple par humeur – comme un jeu de cartes à tirer selon l’instant:
- Rire – la comédie lucide de L’art d’avoir toujours raison (5 février), satire des sondages à l’approche du scrutin présidentiel, promet un joyeux exutoire.
- Émotions – Juste la fin du monde (27 janvier) opère au scalpel sur les non-dits familiaux, pour ressortir le cœur un peu bousculé mais intensément vivant.
- Réflexions – L’angelo del folocare (5 mars) d’Emma Dante traite des violences faites aux femmes, dans une date particulièrement symbolique, pour un théâtre qui interroge autant qu’il console.
Au milieu de ces constellations, une étoile locale: l’autoproduction Gush is great (5 novembre), qui affirme la capacité du Théâtre Molière à produire, pas seulement à accueillir. Dans la diète d’un spectateur, l’autoproduction joue le rôle de plat signature: on y goûte l’identité profonde de la maison. Lila coche la date sans hésiter; Marius s’amuse déjà à imaginer les clins d’œil au patrimoine du lieu. Tous s’accordent: une saison réussie n’empile pas les titres, elle dessine une trajectoire. Au Molière, la boussole pointe vers l’hospitalité – on y entre pour rire, on en sort avec des réflexions neuves.
Grand répertoire et écritures d’aujourd’hui: théâtre à Sète entre comédie, drame et débats de société
Au rayon théâtre, la saison 2026-2027 joue sur plusieurs cordes, et chacune résonne avec une clarté propre. Le répertoire d’abord, avec une École des femmes dirigée par Robin Renucci, créée l’été à Grignan, qui convoque François Morel (27-28 novembre). Sa présence n’est pas un hasard: après avoir marqué les 120 ans du Théâtre Molière en 2024 et célébré “Brassens a 100 ans” en 2021, il revient comme un ami qu’on aime réécouter. Renucci connaît l’art d’éclairer Molière sans contre-jour: il creuse la modernité de l’autorité masculine et interroge nos normes avec malice. La comédie ici est un scalpel en velours, parfaite pour déclencher un rire qui dénoue les crispations.
En miroir, Juste la fin du monde (27 janvier) de Jean‑Luc Lagarce vient graver au burin l’intime: le retour d’un fils, la difficulté de se parler quand l’amour encombre tout. Dans la salle, le silence a parfois le poids d’un océan; on y apprend à écouter le battement des non-dits. Ce drame ne met pas le spectateur à distance: il le convoque, comme un membre de la famille. On en sort avec des émotions complexes, et c’est précisément pour cela qu’on y court. Entre ces deux pôles, la jeune compagnie Badinger promet de dépoussiérer Corneille (20 avril). Leur méthode: un rythme d’aujourd’hui, une diction incisive, une adresse directe au public scolaire l’après-midi, puis au grand public en soirée. Résultat: l’alexandrin respire, les enjeux éclatent, le classique retrouve son muscle.
La programmation multiplie aussi les passerelles intelligentes. Arthur et Ibrahim (2 avril) questionne l’identité avec une délicatesse de funambule, là où Poucet pour les grands (22 janvier) revisite le conte pour en révéler la modernité lumineuse. La tournée dans l’Archipel se charge d’élargir la conversation: La turakie fait son K-barré installe ses marionnettes à Marseillan (28 janvier), pendant que C’est vrai que c’est bien quand c’est réussi glisse un humour de situation à Mèze, Mireval et Montbazin (27, 29 et 30 janvier). On pourrait jouer aux dominos: chaque titre en appelle un autre, chaque thématique se répercute sur une scène voisine.
Et parce que le théâtre pense le présent, deux jalons feront jaser autour du zinc. L’art d’avoir toujours raison (5 février), bonbon satirique, croque avec esprit la manie des sondages à quelques semaines du premier tour. Puis la Sétoise Lou Chauvin (9 mars) livre un seule‑en‑scène au vent dans les voiles: épreuves de l’existence, secrets de famille, et ce petit grain de folie locale qui fait tout tenir. On aime ces moments où la scène ressemble à la ville: contradictoire, généreuse, drôle. Pour qui souhaite prolonger cette énergie au‑delà de Sète, on recommandera de guetter des formats cousins, comme ces sorties théâtre autour de Montpellier qui tracent des lignes complices entre métropole et littoral.
Ce bloc théâtre dessine une géographie du sensible: du rire qui éclaire à la réflexion qui infuse, du drame intime au débat civique, le parcours reste limpide. Marius, notre lecteur vorace, le résume à sa manière: “On arrive pour Molière, on reste pour Lagarce, on revient pour une surprise.” C’est peut‑être ça, le secret du Molière: orchestrer des retrouvailles successives. À la fin, un constat s’impose: l’intelligence d’une saison se mesure à l’intensité des conversations qu’elle déclenche sur le parvis.
Danse et musiques au Molière: Grupo Corpo, Hofesh Shester, Yael Naim, Las Migas, Sarah McCoy
Sur le versant chorégraphique et musical, le Théâtre Molière de Sète aligne des noms qui font battre le cœur plus vite. Grupo Corpo (25 février) déboule avec ses phrases athlétiques, ses torsions voluptueuses, ce style brésilien qui ondule sans perdre la netteté. Quelques semaines plus tard, événement: le retour d’Hofesh Shester à Sète, neuf ans après son dernier passage, pour In the brain (29-30 avril). Le chorégraphe, apôtre d’une physicalité volcanique, promet une immersion au long cours dans nos tempêtes intérieures. On prendra ce soir-là des notes avec le corps. Entre ces deux phares, la rive musicale n’est pas en reste: Yael Naim (25 septembre) ouvre la marche, Las Migas (25 mars) reviennent en quatuor flamenco plus intime mais toujours incandescent, et Sarah McCoy (23 avril) croise blues et soul pour un velours un peu râpeux qui colle au cœur.
Lila, notre héroïne de saison, a son rituel: elle écoute trois titres sur le chemin avant de se glisser en salle. Pour Las Migas, elle choisit un tangage de guitares; pour Sarah McCoy, un piano qui grince; pour Yael Naim, une lumière qui avance à pas feutrés. Ce que la saison 2026-2027 réussit dans sa section musique, c’est un art de la courbe: les concerts dessinent une trajectoire, des nuits de fête aux nuits de confidence. La danse s’y invite en écho, parce que le corps est un instrument comme un autre, et que la Méditerranée vapote à la fenêtre.
Pour s’y retrouver d’un coup d’œil, voici un tableau de jalons chorégraphiques et musicaux – les points cardinaux de vos prochains battements:
| Date | Discipline | Titre | Lieu | Public |
|---|---|---|---|---|
| 25 septembre | Musique | Yael Naim – Solaire | Théâtre Molière | Tout public |
| 25 mars | Musique | Las Migas | Théâtre Molière | Amateurs de flamenco |
| 23 avril | Musique | Sarah McCoy | Théâtre Molière | Blues & soul |
| 25 février | Danse | Grupo Corpo | Théâtre Molière | Public curieux |
| 29-30 avril | Danse | In the brain – Hofesh Shester | Théâtre Molière | Public averti |
Ce fil danse/musique se double d’une belle politique dominicale: les concerts du dimanche après‑midi posent trois parenthèses au cœur de l’hiver. Soprane de David Gauchard (6 décembre) fait le pont entre théâtre et lyrique, l’Orchestre national de Montpellier (17 janvier) renoue avec le grand répertoire, et l’Orchestre de chambre de Toulouse (28 février) déroule en accordéon de grandes musiques de films. On recommande de réserver tôt: ces formats ont le chic pour faire venir familles, mélomanes et simples curieux. Ici, le Molière gagne son pari: quand l’exigence rencontre la chaleur, on tient un public fidèle.
Sorties en famille, cirque de création et aventures hors les murs: le Bassin de Thau comme scène ouverte
La saison 2026-2027 du Théâtre Molière s’adresse aussi à celles et ceux qui veulent partager un premier frisson avec les enfants ou retrouver l’élan du jeu. On commencera par la fête, avec le spectacle enjoué des Major’s Girls (10 octobre), clin d’œil chorégraphié à l’art populaire de la majorette, carburant idéal pour des émotions simples et collectives. Côté piste, deux rendez-vous font des étincelles: La vie de ma mère (10 novembre) du circassien Olivier Debelhoir, qui tricote humour décalé et poésie de cabane, puis les irrévérencieux canadiens d’Alfonse – La noce d’Alfonse (11-12 décembre), où trois générations rivalisent d’audace tendre et de pirouettes contagieuses. On n’oublie pas l’axe marionnettes: Grandeur nature (27 février, Mireval) installe un théâtre d’objets sensible, pendant que Canard or not canard (16 janvier, Mireval) fait clapoter les imaginaires.
La force du Molière, c’est sa cartographie généreuse. Les titres voyagent et la salle se déplie sur le territoire. Le mystère Léon Plouhinec (19 au 23 avril) prend ses quartiers entre Marseillan et Balaruc‑les‑Bains, quand Sita se raconte en épisodes, de Gigean à Montbazin (21, 22, 23 janvier puis 25, 26 février à Vic, Mèze, Loupian). Les plus grands pourront glisser une soirée théâtre avec Sous les paupières (9 mars, Molière) ou une lecture dessinée avec La fille et le dragon (12 mars, La Passerelle, Sète). Et pour les ados, l’inusable Poucet pour les grands (22 janvier) fait mouche: un conte au couteau, servi avec finesse. La promesse est claire: petits et grands, chacun sa porte d’entrée.
Pratique, inspirante, la maison multiplie les clefs d’accès. Les dimanches musique (6 décembre, 17 janvier, 28 février) proposent un horaire amical, parfait pour les siestes d’après-concert. À ceux qui aiment varier les terrains de jeu, on soufflera des idées pour compléter l’agenda: un détour par un théâtre en plein air à Landerneau lors d’un week-end breton, ou l’exploration d’un Printemps du Théâtre à Elven pour mesurer, ailleurs aussi, combien la scène irrigue la vie locale. Ces échappées n’enlèvent rien au charme sétois; elles montrent simplement que la carte du spectacle vivant se lit en grand angle.
Pour une organisation sans stress, voici un pense-bête utile pour les familles qui préparent leur tournée dans le Bassin de Thau:
- Anticiper – repérez les créneaux “hors les murs” à Mireval, Marseillan, Mèze, Balaruc-les-Bains, ils partent vite.
- Mixer – alternez cirque, marionnettes et théâtre pour varier les émotions des enfants.
- Échanger – prenez le temps du parvis: un débat après Arthur et Ibrahim vaut souvent un chapitre de manuel.
Cette dynamique hors les murs est une signature: quand le théâtre marche vers les gens, les gens marchent vers le théâtre. Et dans les yeux des enfants qui sortent d’Alfonse ou de Canard or not canard, on voit ce qu’est un avenir de spectateur: une curiosité qui n’en finit pas de pousser.
Temps forts et grands axes: “Alors on danse!”, “Cette mer en moi” et l’art de donner des outils
Deux ensembles rythment la saison comme des refrains entêtants. D’abord Alors on danse!, qui déploie sept rendez‑vous sur scène et dans l’espace public du 13 au 28 mai. On y trouve le fameux 1 km (22 mai), performance à ciel ouvert qui étire le geste chorégraphique dans la ville même, comme si les trottoirs devenaient salle de répétition. Ensuite Cette mer en moi, projet dédié aux musiques traditionnelles du monde, qui se déploie sur quatre jours, entre Sète et Balaruc‑les‑Bains. On y entend la rumeur des rivages, la variation infinie des timbres, la promesse d’une communauté qui se reconnaît dans les sons autant que dans les mots. Des temps forts “grand angle” où l’on ne choisit pas seulement un spectacle: on choisit une expérience.
Dans cet esprit, l’autoproduction Gush is great (5 novembre) affirme la capacité du Théâtre Molière à inventer en interne. Produire, c’est aussi risquer: c’est dire au public “venez avec nous là où nous n’avons pas encore mis le pied”. L’autre force du programme, c’est son rapport au civique. Quelques semaines avant le scrutin présidentiel, L’art d’avoir toujours raison (5 février) tord le cou aux certitudes statistiques avec l’élégance d’un débat enlevé. Le 9 mars, la Sétoise Lou Chauvin fait exploser un rire cathartique dans un seule‑en‑scène faufilé entre secrets de famille et rites de passage. Et le même mois, Emma Dante assène, avec L’angelo del folocare (5 mars), un théâtre qui regarde les violences faites aux femmes pour mieux réclamer un monde plus digne.
Ce fil “exigence & accessibilité” irrigue l’ensemble. La traduction en LSF de la présentation de saison, la décentralisation continue, la variété des formats: tout concourt à une hospitalité concrète. La maxime de Sandrine Mini le résume: “On est là pour donner des outils.” Outils pour réfléchir ensemble après Juste la fin du monde, pour partager un rire collectif devant Alfonse ou Major’s Girls, pour ressentir physiquement l’onde de Grupo Corpo ou d’Hofesh Shester. Les spectateurs nomades pourront poursuivre le voyage ailleurs en France – en arpentant par exemple la scène émergente repérée lors de Parole de Coup de Théâtre à Canet – et revenir à Sète avec d’autres repères. C’est ainsi qu’une saison se grave: par strates, par résonances, par élans partagés.
Dernier clin d’œil pour les collectionneurs de rendez‑vous: notez Sans suite (2 février), comédie musicale qui flirte avec la pop, et Nos corps désirants (19 mars), plongée scénique dans nos faims de liberté. Ajoutez L’illusion comique (20 avril) pour revisiter un classique à la trappe ouverte, et Hyperboles (5 mai) côté cirque pour une ivresse d’équilibre. À la fin, la formule tient en peu de mots: au Théâtre Molière, on apprend, on palpite, on respire – et on rit beaucoup.
Agenda affûté: comment planifier sa saison 2026-2027 au Théâtre Molière de Sète sans rien manquer
Le meilleur moyen de savourer une saison foisonnante, c’est de la cartographier selon ses propres élans. Lila, Marius, Inès et Sami ont testé pour vous trois méthodes complémentaires. La première, “par têtes d’affiche”, coche d’emblée Yael Naim (25 septembre), L’École des femmes (27-28 novembre), Grupo Corpo (25 février), Las Migas (25 mars), Sarah McCoy (23 avril), In the brain (29-30 avril). On s’assure ainsi un fil rouge de soirées‑phares, repères affectifs et discussions assurées au café.
La deuxième méthode, “par thématiques”, tresse les humeurs. Pour la comédie et le rire: Major’s Girls (10 octobre), La noce d’Alfonse (11-12 décembre), L’art d’avoir toujours raison (5 février), C’est vrai que c’est bien quand c’est réussi (fin janvier, hors les murs). Pour les émotions et le drame: Juste la fin du monde (27 janvier), Arthur et Ibrahim (2 avril), Poucet pour les grands (22 janvier). Pour les réflexions citoyennes et sociétales: L’angelo del folocare (5 mars), Sous les paupières (9 mars), Nos corps désirants (19 mars). On peut glisser une curiosité musicale dominicale – Soprane (6 décembre), ONM (17 janvier), OCT cinéma (28 février) – pour aérer l’agenda.
La troisième méthode, “par territoires”, embrasse l’Archipel de Thau. Les familles de Mireval réservent Canard or not canard (16 janvier) et Grandeur nature (27 février). À Marseillan et Balaruc‑les‑Bains, on suit Le mystère Léon Plouhinec (19-23 avril). Du côté de Frontignan, Bouzigues, Poussan, Villeveyrac et Mèze (25-30 avril), on trace un mini‑festival autour d’Échapper à soi. Et à Mèze, on épingle Artemis (5 mars) en vis‑à‑vis de L’angelo del folocare (5 mars, Molière) pour une journée à deux bornes, deux atmosphères.
Ceux qui bâtissent un agenda national pourront compléter par des repères cousins: de la mélodie du verbe aux bals foutraques, on picorera dans l’Hexagone, à l’image de ces rendez‑vous éclectiques repérés à travers l’actualité, comme un détour inspirant par des soirées entre théâtre, opéra et bals. L’important, à Sète comme ailleurs, tient en une ligne: réserver tôt ce qui fait palpiter, laisser des clairières pour les découvertes. À chaque saison sa morale; celle‑ci tient dans la main comme un caillou de l’Etang: lisse et précieux.
Pour mémoire, trois rappels qui changent tout au moment de cliquer “réserver”:
- Cap sur l’équilibre – alternez têtes d’affiche et découvertes maison (ne manquez pas Gush is great – 5 novembre).
- Pensez dimanche – les concerts de l’hiver sont des bulles familiales idéales.
- Guettez les hors les murs – souvent, la rencontre la plus forte se joue dans une salle voisine.
On boucle la page calendrier avec une conviction simple: une bonne saison ne se consomme pas, elle s’habite. Le Théâtre Molière offre la clé; à vous d’ouvrir la porte, souvent, longtemps.
Comment réserver pour plusieurs spectacles à la fois au Théâtre Molière de Sète ?
La billetterie en ligne permet de constituer un panier multi-dates. Sélectionnez chaque spectacle (ex. Yael Naim le 25 septembre, L’École des femmes les 27-28 novembre, Grupo Corpo le 25 février), puis validez en une seule transaction. Anticipez l’ouverture des ventes pour les têtes d’affiche.
Quelles propositions conviennent aux enfants et aux familles ?
Côté famille, ciblez la vie de ma mère (10 novembre), La noce d’Alfonse (11-12 décembre), Canard or not canard (16 janvier, Mireval), Grandeur nature (27 février, Mireval) et Le mystère Léon Plouhinec (19-23 avril, Marseillan et Balaruc-les-Bains). Les concerts du dimanche (6 décembre, 17 janvier, 28 février) offrent aussi un cadre bienveillant.
Quels rendez-vous privilégier pour un premier contact avec la saison 2026-2027 ?
Commencez par un jalon musical (Yael Naim, Las Migas ou Sarah McCoy), ajoutez une pièce de répertoire (L’École des femmes) et une création contemporaine forte (Juste la fin du monde ou L’angelo del folocare). Complétez avec un temps fort d’Alors on danse! entre le 13 et le 28 mai.
La saison est-elle accessible en langue des signes française ?
La présentation de saison est traduite en LSF et des actions d’accessibilité sont régulièrement mises en place. Consultez la fiche de chaque spectacle pour vérifier les aménagements proposés (rencontres, surtitrage, formats famille).
Existe-t-il des événements hors les murs autour de Sète ?
Oui. Le Théâtre Molière déploie une programmation dans l’Archipel de Thau : Mireval, Marseillan, Mèze, Balaruc-les-Bains, Frontignan, Bouzigues, Poussan, Villeveyrac et Montbazin. Repérez les mentions de lieu sur les fiches (ex. Canard or not canard à Mireval, Le mystère Léon Plouhinec à Marseillan et Balaruc-les-Bains).
