Quarante bougies et une 38e édition qui promet d’être brûlante : à Châtillon-sur-Chalaronne, le Festival national de théâtre contemporain revient du 13 au 17 mai pour une manifestation annuelle qui assume son histoire tout en bousculant les habitudes. Né en 1986, façonné par l’audace des bénévoles de Théâtre contemporain en Dombes et emmené aujourd’hui par Laurent Montrade, l’événement conjugue fidélité à son ADN et regards neufs sur l’art dramatique. Deux saisons mises entre parenthèses pendant la crise sanitaire expliquent ce double tempo : 40 ans d’existence célébrés lors d’une 38e édition qui veut raconter, sans nostalgie, comment l’amateur éclaire le contemporain et le fait vibrer dans la culture d’aujourd’hui.
Au programme, onze spectacles venus de toute la France, des lectures, des rencontres, des temps conviviaux et des jeux de proximité qui réinventent le rapport scène-salle. Entre l’Espace N. Ravassard, L’Étoile, le Centre Culturel et la salle Maré (où certaines pièces seront jouées deux fois pour répondre à la faible jauge), la ville et ses voisines, dont Saint-André-de-Corcy, se transforment en plateau à ciel ouvert. On s’y retrouve “autour d’un café de chez Dagobert”, d’un jus de fruit local ou d’un chardonnay légendaire avant de filer à la buvette du Centre Culturel. Et pour entrer dans la danse, rendez-vous le vendredi 10 avril à 18 h salle Montpensier : la présentation publique promet révélations, extraits et clins d’œil. C’est le moment idéal pour flairer les pépites, mesurer la diversité des écritures et planifier sa tournée de salle en salle.
Sommaire
Châtillon-sur-Chalaronne, 40 ans d’audace: d’un pari fou à la 38e édition anniversaire
Raconter Châtillon-sur-Chalaronne et son Festival national de théâtre contemporain, c’est d’abord rappeler le parfum des années 80. En 1986, une poignée de passionnés imagine un lieu de jeu et de frottement pour des troupes amateures qui osent les écritures d’aujourd’hui. Dès 1987, le premier rendez-vous trace une diagonale inattendue : on y programme du théâtre, bien sûr, mais aussi de la danse et même un concert rock donné au château. Ce mélange des genres n’a rien d’un gadget : c’est une déclaration d’intention. L’art dramatique n’est pas cloisonné, il se nourrit de contacts, de rythmes, de sons, de corps. Quarante ans plus tard, on en goûte toujours les fruits.
Pourquoi l’audace a-t-elle pris racine ici ? Parce qu’au mitan des années 80, il fallait du cran pour défendre les auteurs contemporains dans le champ amateur. Le réflexe allait aux classiques rassurants. En créant une scène dédiée aux textes récents, la Dombes a ouvert une voie qui, depuis, inspire partout en France. La marque de fabrique tient en quelques repères simples : une exigence sans austérité, des écritures plurielles, des rencontres en chair et en os avec des équipes qui montent, bricolent, inventent. Ce n’est pas un hasard si la manifestation d’aujourd’hui reste l’un des quatre festivals nationaux de la FNCTA, et le seul intégralement consacré aux dramaturgies contemporaines.
L’histoire n’a pas été un long fleuve tranquille. La crise sanitaire a brisé l’élan de bien des plateaux, et deux saisons ont été mises à l’arrêt. D’où ce drôle de compte-à-rebours : en 2026, on fête 40 ans mais on annonce fièrement la 38e édition. L’écart n’est pas un manque, il est devenu un motif. Les équipes l’ont transformé en un geste : honorer la mémoire sans ralentir la marche. On entendra sans doute, au détour d’un bord de scène, cette phrase devenue credo : “préserver l’ADN du festival tout en innovant.” En clair, demeurer ce laboratoire bienveillant où l’on tente, où l’on hésite, où l’on s’autorise l’imprévu.
Au centre du dispositif, l’association Théâtre contemporain en Dombes et son président Laurent Montrade orchestrent la partition. Sélection des œuvres, accueil des troupes, alliances avec les lieux, construction d’un calendrier qui respecte la respiration de la ville : les coulisses valent leur pesant de sueur froide et de fous rires partagés. Le public, lui, ne voit que la surface : l’éclat d’une révélation, la grâce d’un silence, le rire qui circule. Mais il pressent la structure invisible, ce tissage patient qui rend possible la fête.
Ce “roman” du festival ne s’écrit pas seul : il emprunte la plume des spectateurs. On pourrait suivre Claire, prof de lettres à Bourg, qui vient depuis quinze ans. Elle raconte “son” Châtillon à travers les salles et les chemins de traverse, les arrêts à la buvette du Centre Culturel, le café pris chez Dagobert en fin d’après-midi avant de choisir son strapontin. Pour elle, l’événement a la saveur des saisons : chaque printemps, la ville renouvelle son pacte avec la scène, et chacun repart avec une phrase en poche. Voilà sans doute le secret de longévité : un théâtre qui ne prêche pas, qui partage. Une mémoire vive, orientée vers demain.
L’ADN contemporain, entre fidélité et recomposition
La question revient chaque année : comment rester contemporain quand la tentation des “valeurs sûres” s’invite ? La force de Châtillon est d’assumer l’exploration. Textes inédits, réécritures, petites formes à la salle Maré et grandes tensions dramatiques à l’Espace N. Ravassard : la boussole n’est pas le confort mais la curiosité. On convoque des sujets qui griffent le réel (écologie, intimité numérique, travail, migrations), on s’autorise l’humour et la satire, on bricole des scénographies sobres qui obligent le regard à chercher l’essentiel. Ce n’est pas un radicalisme sec, c’est une éthique du plateau. Et c’est précisément ce que le public de la Dombes vient trouver.
Au moment d’ouvrir cette 38e édition anniversaire, la trajectoire est limpide : honorer le passé sans le muséifier, faire place aux voix d’aujourd’hui, et tenir la promesse d’un rendez-vous qui reste, envers et contre tout, un lieu de découvertes. La plus belle tradition, ici, c’est d’inventer.
Programme 2026: 11 spectacles, lectures et rencontres entre Châtillon-sur-Chalaronne et Saint-André-de-Corcy
La 38e édition déroule un fil dramaturgique ample avec onze spectacles sélectionnés, des lectures performées, des ateliers de jeu et des temps d’échange au bar du Centre Culturel. Le principe reste identique : croiser les formats, marier l’exigence à l’accessibilité et dessiner un parcours à la carte. Certaines propositions investissent la salle Maré, à jauge réduite, d’où le choix de les présenter deux fois pour que chacun y trouve place. D’autres prennent leurs aises à l’Espace N. Ravassard ou à L’Étoile, parfaits écrins pour des scénographies plus amples. Le tout se prolonge à Saint-André-de-Corcy, histoire d’élargir le terrain de jeu et d’associer les voisins à cette manifestation annuelle.
Les thématiques brossent le portrait d’un monde qui tremble et invente : météorologies intimes, milieux populaires, écologie sensible, humour noir, révoltes ordinaires, relations au travail, solidarités discrètes. Pour goûter l’éventail des genres, on glisse d’un monologue incisé à une comédie chorale, d’un théâtre documentaire à une fable poétique. À chaque fois, un enjeu commun : que la parole scénique retombe dans la vie, au-delà des rideaux.
Envie de baliser votre tournée ? Voici des points d’appui.
- Ouverture : un texte bref et percutant, suivi d’une conversation avec l’équipe, pour entrer au cœur de la fabrique.
- Focus petites formes à la salle Maré : trois propositions intimes, jouées en reprise, pour goûter la proximité comédien-public.
- Soirée croisée à L’Étoile : deux pièces en miroir, l’une tragique, l’autre burlesque, pour éprouver l’amplitude des écritures.
- Lectures de textes en cours d’écriture : plongée dans le “work in progress” de compagnies invitées.
- Rencontres avec les troupes à la buvette du Centre Culturel : confidences, anecdotes et recettes de plateau.
Pour replacer Châtillon dans un réseau plus large, jetez un œil à ce panorama des festivals contemporains et, pour les curieux de l’histoire locale, aux échos autour des 40 ans à Châtillon. Ces ressources complètent utilement le livret de programmation qui sera dévoilé lors de la présentation du 10 avril.
Repères de planning et lieux à explorer
Pour visualiser d’un coup d’œil les temps forts, ce tableau de repères (indicatif) vous aide à composer votre itinéraire. Les horaires détaillés seront confirmés lors de la soirée du 10 avril et sur place.
| Jour | Lieu | Type | Particularité |
|---|---|---|---|
| Mercredi 13 mai | Espace N. Ravassard | Ouverture + spectacle | Rencontre d’équipe après la représentation |
| Jeudi 14 mai | Salle Maré | Petite forme | Jouée deux fois, jauge limitée |
| Vendredi 15 mai | L’Étoile | Soirée croisée | Deux pièces en miroir |
| Samedi 16 mai | Centre Culturel | Lectures + spectacle | Buvette ouverte jusqu’à la fermeture |
| Dimanche 17 mai | Saint-André-de-Corcy | Clôture | Rencontre finale et salut au public |
Entre deux scènes, multipliez les pas de côté. La vieille halle, les ruelles fleuries, les passerelles sur les canaux : tout à Châtillon respire la flânerie. Et dans ce décor, les transitions entre salles prennent des allures de mini-parades. Qui a dit que la logistique devait être grise ?
Comme un clin d’œil, quelques rendez-vous “satellites” nourrissent la nébuleuse : ateliers de lecture à voix haute pour habitants, initiation au jeu pour collégiens, et micro-scènes hors les murs chez des commerçants partenaires. Le théâtre rayonne mieux quand la ville lui répond.
Les coulisses du festival: bénévoles, hospitalité et précision technique
On reconnaît les grands festivals à la discrétion de celles et ceux qui les tiennent. À Châtillon, une trentaine de bénévoles veille au grain : accueil, billetterie, régie de salle, transferts de décors, accompagnement des troupes, sans oublier l’intendance qui fait tenir debout les journées longues. Le dispositif ressemble à une ruche. Au centre, l’équipe artistique et logistique de Théâtre contemporain en Dombes, emmenée par Laurent Montrade, ajuste le tempo, anticipe les imprévus et s’assure que chaque compagnie dispose du confort technique promis. Tout cela avec le sourire, même quand une pluie malicieuse bouscule la feuille de route.
L’hospitalité est une signature. Premier accueil le matin “autour d’un café de chez Dagobert”, qui devient vite une petite agora où artistes et publics se croisent. Après les représentations, on file à l’annexe du Centre Culturel, la buvette, où l’on débriefe autour d’un jus de fruit local ou du chardonnay qui fait la réputation du coin. Ces gestes modestes comptent. Ils font tomber la barrière symbolique entre plateau et gradins. Beaucoup de jeunes spectateurs racontent que c’est là, verre à la main, qu’ils ont découvert la mécanique d’une création ou l’origine d’un rôle.
Côté scène, la précision technique est non négociable. Le cahier des charges des lieux (de la salle Maré à L’Étoile) est clarifié en amont, avec inventaires lumière, repérages son et plans d’implantation simplifiés. Le but n’est pas d’imposer un look standardisé mais d’assurer une base solide à des esthétiques variées. Les temps de montage/démontage sont minutés, la régie commune veille à l’équité entre compagnies. Cet artisanat collectif transforme l’empilement de contraintes en une chorégraphie fluide. Un projecteur récalcitrant, un praticable qui grince, une porte qui claque au mauvais moment ? L’équipe répare, isole, amortit. Invisible pour la plupart, ce ballet de gestes sauve régulièrement la poésie du plateau.
Autre pilier, l’écoresponsabilité. Elle n’est pas un slogan de brochure : mutualisation des transports, réemploi de matériaux pour certaines scénographies, alternatives au plastique à usage unique sur les points de convivialité, et tri renforcé en sortie de salle. Les spectateurs sont invités à jouer le jeu, sans surplomb moralisateur. Pourquoi ? Parce que la sobrieté, en art comme ailleurs, s’invente par de petites pratiques concrètes. Résultat : des coûts contenus et, paradoxalement, des élans créatifs. Plusieurs troupes racontent qu’un dispositif contraint a fait naître un parti pris scénique percutant.
Enfin, l’accessibilité. Des parcours sont pensés pour les publics empêchés, les tarifs restent équilibrés pour ouvrir grand les portes, et l’information circule sur les réseaux sociaux, avec des formats lisibles et résumés clairs. Les bénévoles, formés à l’orientation, deviennent des médiateurs en herbe : expliquer, rassurer, situer. On vient au festival pour une pièce, on revient pour une manière d’être ensemble.
“Petit” festival, grande école de jeu et de regard
Dans l’écosystème théâtral, Châtillon tient un rôle d’accélérateur. Des compagnies amateurs s’y forment au feu de la scène, rencontrent des pairs, repèrent des écritures. Leur trajectoire peut ensuite filer ailleurs : d’autres scènes, d’autres villes, d’autres publics. Le festival n’exige pas la fidélité, il cultive la circulation. C’est cette humilité joyeuse qui séduit. Des scènes “petites” en taille, “grandes” en intensité : la formule vaut pour la salle Maré comme pour les lectures au Centre Culturel. Ce n’est pas une parenthèse de cinq jours ; c’est un entraînement du regard à l’année.
De tout cela se dégage une impression simple : Châtillon ne cherche pas le spectaculaire gratuit. Il préfère l’exactitude des élans humains. Et c’est cette justesse qui rend la fête durable.
Rayonnement et ancrage: quand la Dombes inspire la scène contemporaine
Le festival agit comme une chambre d’échos pour la Dombes. Il mobilise des commerces, des hébergeurs, des associations, et attire des publics venus de plus loin que prévu. Les retombées locales sont tangibles, mais l’essentiel est ailleurs : un événement qui fait de la ville un laboratoire à ciel ouvert pour l’art dramatique. Les compagnies témoignent d’une écoute particulière à Châtillon-sur-Chalaronne : le public accepte d’être déplacé, n’exige pas le “déjà-vu”, et sait goûter les aspérités. C’est précieux quand on défend des textes récents ou des formes hybrides.
L’inscription du festival au réseau de la FNCTA infiltre un supplément d’âme : Châtillon est l’un des quatre festivals nationaux, et le seul exclusivement dédié au contemporain. Cela change tout. Les troupes viennent ici pour confronter leur travail à des spectateurs rompus à l’écoute de l’inédit. Elles repartent avec des retours argumentés, des pistes de réécriture, des contacts. À ce titre, la buvette du Centre Culturel est un carrefour de la pensée en mouvement : les débats impromptus y valent des masterclasses.
Pour mesurer l’ampleur des résonances, on peut mettre en regard d’autres rendez-vous : cartographier ce qui se joue à Paris, par exemple, avec ce guide vivant des pièces de théâtre à Paris, et observer comment Châtillon se distingue par ses choix curatoriaux. Là où la capitale empile logiquement les têtes d’affiche, la Dombes assume d’être une caisse de résonance pour des voix en train de se faire. Elle ne rivalise pas, elle complète. À l’échelle du pays, c’est une force.
Et côté spectateurs ? Suivons Yanis, apprenti cuisinier à Ambérieu. Il vient pour la première fois, attiré par une comédie promettant “un festin de mots”. La pièce le fait rire, évidemment, mais aussi réfléchir sur son rapport au travail. Après la représentation, il discute dix minutes avec une comédienne à la buvette. En repartant, il sait qu’il reviendra le lendemain pour une lecture. Ce passage de la curiosité à l’appétence est une mécanique que le festival connaît bien. Elle se joue à petite échelle, dans les marges, sans tambours. Elle produit des fidèles.
Au-delà des spectateurs, les enseignants de la région utilisent le festival comme support pédagogique. Textes récents au programme, rencontres avec les artistes, exercices de mise en voix : l’école retrouve le théâtre vivant. Les élèves apprennent que l’analyse ne tue pas l’émotion, qu’on peut décortiquer sans disséquer. C’est une leçon de méthode, utile bien au-delà des plateaux.
Échos nationaux, circulation des œuvres
En 2026, la circulation des œuvres s’accélère. Les captations raisonnables, les extraits partagés sur Instagram, les podcasts de bord de scène diffusent les vibrations au-delà des murs. On guettera en ligne les relais d’initiatives liées à Châtillon, mieux rassemblées sur des portails comme ces informations détaillées sur le Festival de Châtillon. La visée n’est pas d’industrialiser le vivant, mais d’inviter d’autres curieux à franchir le pas. Une salle pleine n’empêche pas l’intime ; au contraire, elle lui offre une caisse de résonance.
En somme, le rayonnement de Châtillon se mesure moins au volume qu’à la qualité des conversations qu’il déclenche. Le festival parle bas, mais juste.
Infos utiles 2026: billets, accès, bonnes adresses et autres rendez-vous théâtre
À vos agendas : la 38e édition se tient du 13 au 17 mai. Un temps fort à ne pas manquer précède la semaine : la présentation publique du programme le vendredi 10 avril à 18 h à la salle Montpensier. On y dévoile les lignes de force, on y propose des extraits, et l’on repart avec de quoi planifier ses soirées. Les réservations s’ouvrent dans la foulée, avec un conseil de pro : pour les propositions à la salle Maré, anticipez. La jauge réduite en fait des moments très demandés, joués deux fois, certes, mais vite complets.
Venir : en train jusqu’à Bourg-en-Bresse puis correspondance routière, ou en voiture avec stationnement fléché. Des cheminements piétons relient les salles ; comptez entre 5 et 15 minutes selon le parcours. Se loger : gîtes, chambres d’hôtes, hôtels familiaux ; la ville joue la carte de l’accueil. Se restaurer : l’offre locale fait honneur aux produits de la région, et la buvette du Centre Culturel reste le QG officieux des débats d’après-spectacle. Astuce : arrivez un peu en avance pour profiter du café chez Dagobert et capter l’ambiance générale.
Curieux de prolonger l’expérience ailleurs ? La France du théâtre regorge de rendez-vous complices. On peut filer vers la Bretagne goûter d’autres formats humoristiques, comme le festival Feux de l’Humour, ou s’arrêter en Roussillon, au théâtre Vauban à Port-Vendres, pour un soir de scène au bord de l’eau. Et si la capitale vous appelle, ce guide des pièces de théâtre à Paris complète votre cartographie. D’un point à l’autre, on tisse un même fil : la joie têtue du vivant.
Pour garder le cap, suivez les annonces sur Instagram et sur les supports de la FNCTA. Des relais locaux compléteront bientôt la signalétique en ville. Les partenaires commerçants afficheront les horaires, et des bénévoles “en mouvement” vous orienteront au besoin. L’important est d’oser la traversée : un soir tragédie, un autre comédie, puis une lecture pour aérer le regard. Vous verrez, l’appétit vient en jouant.
Checklist express pour un festival réussi
Avant de vous lancer, cochez ces essentiels. Simple, efficace, ludique.
- Réserver tôt les petites formes à la salle Maré.
- Organiser un parcours piéton entre L’Étoile, l’Espace N. Ravassard et le Centre Culturel.
- Prévoir une marge pour les échanges d’après-spectacle à la buvette.
- Venir à la présentation du 10 avril pour affûter ses choix.
- Insérer au moins une lecture dans votre itinéraire : surprises garanties.
Si vous aimez mettre en perspective vos découvertes, vous pouvez aussi explorer des formats singuliers comme une soirée troubadour à Salies, racontée ici : récit d’une soirée théâtre. L’intérêt n’est pas de comparer, mais de butiner des idées. Châtillon, lui, demeure votre port d’attache pour cette e édition riche en rebonds, un anniversaire qui ne craint pas les bougies.
Cartes en poche, baskets aux pieds, esprit curieux : vous êtes prêts. Et n’oubliez pas, le théâtre n’est jamais plus vivant que lorsqu’il s’invite dans vos conversations en regagnant la maison. La culture commence souvent là : sur le trottoir, deux pas après la salle.
Où et quand a lieu la 38e édition du Festival national de théâtre contemporain ?
À Châtillon-sur-Chalaronne et dans sa voisine Saint-André-de-Corcy, du 13 au 17 mai. Une présentation publique du programme est prévue le vendredi 10 avril à 18 h, salle Montpensier.
Pourquoi parle-t-on de 40 ans d’existence et de 38e édition ?
Le festival a été créé en 1986 ; deux saisons ont été suspendues pendant la crise sanitaire. En 2026, on fête donc 40 ans d’existence tout en présentant la 38e édition.
Combien de spectacles sont programmés et où ?
Onze spectacles, des lectures et des rencontres sont répartis entre l’Espace N. Ravassard, L’Étoile, le Centre Culturel et la salle Maré (où certaines propositions sont jouées deux fois en raison de la petite jauge).
Le festival s’adresse-t-il uniquement aux initiés ?
Non. L’ADN est l’ouverture : les propositions sont exigeantes mais accessibles, les rencontres d’après-spectacle aident à apprivoiser les écritures contemporaines, et des tarifs équilibrés facilitent la venue de tous.
Où trouver des informations complémentaires en ligne ?
Suivez les annonces sur les réseaux sociaux du festival et de la FNCTA. Vous pouvez également consulter des pages dédiées comme des dossiers sur les festivals contemporains ou des focus sur Châtillon, utiles pour préparer votre venue.
