Châtillon-sur-Chalaronne retrouve ses tréteaux et ses frissons : du 13 au 17 mai, le festival national de théâtre contemporain amateur de la Dombes fait vibrer la ville médiévale, tandis qu’une de ses mémoires vives, Colette Maré, raconte l’élan initial. Née d’une intuition simple — “donner une scène à celles et ceux qui ont quelque chose à dire” — l’aventure a peu à peu dessiné une carte sensible des arts de la scène en lien avec la culture locale, les bénévoles et les spectateurs. Pourquoi cette plongée captive-t-elle toujours autant? Parce qu’ici, l’expression prend racine dans des lieux habités, sous les Halles, à l’ombre des ponts fleuris, et parce que chaque spectacle s’inscrit dans la respiration de la cité.
Dans ces pages, la parole de la fondatrice se mêle aux carnets de route des troupes, aux rires des lycéens comédiens d’un soir, et aux battements de cœur des régisseurs. On y croise l’écho du passé — la Dombes et ses audaces — et l’énergie des scènes d’aujourd’hui : écritures fragmentées, dramaturgies du réel, fictions qui bousculent. Au fil de cinq temps forts, voici le portrait vivant d’un événement qui célèbre l’inventivité artistique, la rencontre et la transmission, sans jamais perdre de vue l’essentiel : un public curieux, prêt à s’étonner.
Sommaire
Genèse et héritage du festival à Châtillon-sur-Chalaronne : la fondatrice ouvre le rideau
Quand Colette Maré débarque en 1961 dans la Dombes avec son frère Gérard, tous deux conseillers techniques et pédagogiques à Lyon, la carte du théâtre amateur est encore en pointillé. Ils arpentent les routes, cherchent des murs accueillants, des planchers capables d’absorber les pas timides et les voix en devenir. L’inspection départementale de l’Ain leur souffle alors un nom : Châtillon-sur-Chalaronne. Le maire de l’époque, Raymond Sarbach, défend une idée simple et lumineuse : ouvrir la ville au tourisme culturel. Le décor est planté, reste à imaginer la pièce.
Les premiers temps ne sont pas triomphants, ils sont artisanaux. Des stages jaillissent dans des salles polyvalentes, sous les charpentes séculaires, avec des chaises dépareillées et des rythmes serrés. Rien d’ostentatoire, tout de nécessaire. Colette raconte ces séances où l’on apprenait autant à respirer qu’à dire, à marcher qu’à déclamer. Le théâtre, ici, n’est pas un vernis, mais une hygiène de l’âme. Le mot “amateur” n’a rien d’un diminutif, c’est un engagement : aimer assez pour s’y consacrer, après la journée de travail, avant l’aube des moissons, entre deux répétitions volées au quotidien.
De ces laboratoires sort une évidence : organiser un festival pour rassembler, montrer, transmettre. Ce que la capitale propose en grand, la Dombes peut le conter à hauteur d’homme. Une ville médiévale devient partenaire de jeu. Les Halles en bois, l’ancien théâtre, les places à ciel ouvert forment un réseau de scènes naturelles. On y tente, on s’y trompe, on recommence, on rit. Les enfants s’approchent, les anciens reconnaissent des intonations, les curieux s’installent sur des bancs empruntés à la salle des fêtes. Au bout de quelques éditions, une sève circule : ce n’est plus un rendez-vous, c’est un rite.
Le pari est gagnant car il se double d’une vision : accueillir des écritures de leur temps. “Contemporain” ne veut pas dire hermétique, il signifie vivant. Les troupes explorent l’intime, réinventent la fable, déplacent la frontière entre fiction et documentaire. Dans les années 1970 et 1980, quand la décentralisation théâtrale réorganise les territoires, Châtillon affirme sa voix : ici, l’expression amateur ose le champ entier du présent, du rire aux gouffres. Au fil des décennies, le nom circule, les metteurs en scène de passage saluent l’endurance de l’entreprise, et les institutions régionales voient dans ce rendez-vous un laboratoire social et poétique.
Demeure l’héritage de méthode, celui que répète Colette : former avant d’exhiber, écouter avant de projeter, ancrer avant d’amplifier. Chaque édition repose ainsi sur un triptyque discret mais solide : attention aux personnes, exigence artistique, et hospitalité. Parce qu’un événement tient autant à la qualité des spectacles qu’au soin accordé à ceux qui les portent, le festival cultive ce jardin intérieur. Cette exigence, patiemment transmise, explique la longévité d’une aventure qui ne se contente pas d’être locale, mais locale et ouverte, enracinée et poreuse. En somme, une mémoire en action.
Des stages aux premières scènes publiques
Ce basculement du stage à la représentation n’a pas été une révolution, plutôt une mue. Une session de formation se concluait par une “ouverture de plateau”, petite forme montrée à voisins et amis, qui a fini par atteindre un public plus large. L’écrin médiéval a joué un rôle : jouer sous les Halles, c’est habiter l’histoire, et voir les regards s’illuminer. Des formats courts, puis des pièces complètes, puis un week-end entier. Aujourd’hui, un calendrier sur cinq jours prolonge cette intuition première : faire exister sur scène des mots qui viennent de chez nous et parlent au monde.
Cette trajectoire, racontée par la fondatrice, n’est pas une nostalgie mais un mode d’emploi. On y retrouve une maxime qui vaut boussole : la liberté naît du cadre. Ici, le cadre, c’est la ville et ses habitants; la liberté, tout le reste. C’est ainsi que l’histoire continue de se réécrire, à l’endroit exact où le public a envie de s’asseoir. Et c’est ce qui prépare, année après année, le terrain à de nouvelles audaces.
Programmation du 13 au 17 mai : plongée dans les écritures d’aujourd’hui et parcours du spectateur
La programmation de cette édition embrasse la diversité des langages. On y découvre des fictions fracturées, des monologues polyphoniques, des partitions physiques proches de la danse, et des objets scéniques nés de collectes de témoignages. Le fil rouge? L’éveil du regard. Chaque journée s’organise en “vagues” pour que les spectateurs puissent choisir leur rythme : matinées découvertes, fins d’après-midi pour les formes courtes, soirées pour les grandes traversées. La nuit réserve parfois des surprises in situ, car rien n’applaudit mieux le tragique ou le burlesque qu’une place réinventée par la lumière.
Pour jalonner la visite, le festival propose un “parcours sensible”. On commence par un échauffement vocal ouvert, on enchaîne avec une répétition publique, puis on file vers une création collective avant de boucler par une conversation avec les artistes. Ce tissage, pensé pour les amateurs comme pour les néophytes, cultive une proximité rare. Les troupes viennent de la région et d’ailleurs, et certaines se sont rencontrées grâce à des réseaux cousins, tels que cet aperçu national recensé sur les festivals de théâtre contemporain en France.
À l’échelle locale, un guide pratique aide à se repérer et à ne rien manquer des temps forts. Les organisateurs mettent aussi à disposition un espace pour les jeunes regards : carnet d’observation, ateliers minute, mini-entretiens. L’idée n’est pas d’enseigner une “bonne manière de voir”, mais de donner des clés pour goûter le présent des scènes.
Temps forts et suggestions de parcours
Voici quelques idées pour organiser sa venue et savourer chaque spectacle sans courir.
- Matin curieux : une rencontre avec une metteuse en scène, suivie d’un extrait de répétition commenté.
- Après-midi des formes brèves : trois pièces de 25 minutes, trois esthétiques, un fil de questions communes.
- Soirée traversée : une grande forme de 90 minutes, puis un bœuf poétique improvisé sous les Halles.
- Parenthèse jeune public : un conte réécrit pour la scène, participatif, accessible dès 8 ans.
- Balade dramaturgique : marche commentée dans la ville, stations performatives, final chanté.
Pour préparer votre feuille de route et plonger dans la mémoire du rendez-vous, parcourez également cette ressource dédiée à la manifestation de la Dombes : récit et repères autour du festival de Châtillon. Elle complète utilement le programme imprimé récupéré sur place.
| Date | Création | Lieu | Horaire | Format |
|---|---|---|---|---|
| 13 mai | Ouverture collective “Lisières” | Halles | 19:30 | Fresque participative |
| 14 mai | “Fragments d’ordinaire” | Théâtre municipal | 20:30 | Fiction documentaire |
| 15 mai | “Respirer/Parler” | Cour d’école | 18:00 | Forme courte |
| 16 mai | “La Traversée des lieux” | Parcours en ville | 21:00 | Déambulation |
| 17 mai | Clôture “Chœurs de voisinage” | Halles | 20:00 | Concert parlé |
Le théâtre contemporain s’entend autant qu’il se voit. Quelques compagnons de route proposent d’ailleurs des ponts vers d’autres scènes et d’autres saisons, comme ces pièces jouées à Paris qui influencent les choix des troupes ou ces rendez-vous de mai recensés côté métropole sur les festivals et spectacles à Lyon. Le festival de Châtillon se nourrit de ces circulations, de ces comparaisons, et des retours de spectateurs qui, souvent, reformulent une pièce à voix haute sur le chemin du retour.
Et pour ceux qui aiment fouiller, un détour par des captations et masterclasses disponibles en ligne permet d’affiner l’écoute des dramaturgies actuelles. De quoi arriver dans la Dombes avec des antennes prêtes à saisir l’inédit.
À cette étape, une simple question guide le public : que suis-je venu chercher ce soir? Une image neuve, une idée qui résiste, une émotion frontale? Le programme répond par l’abondance, en conjuguant intensités et respirations. L’essentiel tient en une promesse : chacun sortira avec une histoire différente à raconter.
Coulisses, transmission et bénévolat : l’expression amateur comme école du vivant
Si la scène est la pointe visible de l’iceberg, l’atelier est la machinerie du rêve. Héritière de la pédagogie patiemment mise en place par Colette Maré, l’édition actuelle s’appuie sur un écosystème de bénévoles, de formateurs et d’artistes-tuteurs. Les uns tiennent la billetterie et la circulation du public, d’autres animent des échauffements ouverts. Chaque groupe réunit des âges, des métiers, des curiosités. On vient pour aider et l’on repart avec des outils : placer sa voix, déplier une intention, respirer à plusieurs.
Imaginez Maïa, 17 ans, lycéenne de Bourg, qui rejoint un atelier “chorale parlée”. Sa première prise de parole est presque inaudible. Au deuxième jour, son timbre trouve sa place dans le chœur, et au troisième, elle improvise une phrase que le groupe reprend. Rien de miraculeux, seulement la somme de gestes justes, de cadres précis et de sourires complices. Le festival a ce talent : faire circuler la confiance. L’expression devient alors une compétence transférable — à l’oral du bac, à un entretien, à la vie.
La formation repose sur quelques principes éprouvés, transmis de génération en génération. On explore le corps-outil, la voix-instrument, l’espace-partenaire. On écrit sur le plateau par micro-tâches : “entre, regarde, dis un mot, sors”, puis on complexifie. Cette grammaire de l’action, souvent appelée “écriture de plateau”, s’adapte particulièrement bien aux équipes amateures, car elle privilégie le faire au dire. Pour découvrir d’autres laboratoires et scènes cousines, un détour inspirant mène vers des terrains d’impro, tel ce rendez-vous espiègle évoqué ici : un cabaret d’improvisation qui a contaminé joyeusement bien des troupes.
Au-delà des ateliers, les coulisses sont une chorégraphie. Les régisseurs lumière apprennent à sculpter le temps, les costumiers bricolent des silhouettes à partir de vêtements donnés, les techniciens son façonnent des climats. On range, on étiquette, on ajuste un pied de projecteur. Toute cette danse d’ombres fait naître la clarté du plateau. Et chacun comprend que le spectacle ne se limite pas aux comédiens : c’est une architecture vivante.
Outils et rituels de plateau
Pour entrer dans l’énergie juste, quelques rituels aident les troupes à accorder leurs instruments. On se met en cercle, yeux fermés, on synchronise une respiration. On passe une “vague” silencieuse en se serrant les mains. On rejoue une scène sans paroles pour tester le sous-texte. Ces exercices, loin d’être gadgets, libèrent l’écoute. Pour aller plus loin, certains s’appuient sur des ressources vidéo en accès libre, très pratiques pour visualiser un échauffement ou un dispositif scénique simple.
Le public, lui, est associé à l’envers du décor via des “répétitions ouvertes”. On voit les hésitations, les reprises, les trouvailles. On comprend qu’un silence, ça se fabrique. Qu’une chute de phrase, ça s’écrit. L’œil du spectateur devient complice; il ne cherche plus l’illusion, il goûte la fabrication du sens. C’est peut-être là, dans cette co-présence, que le festival s’invente chaque année à nouveau : il rappelle que le théâtre est un art du présent fabriqué ensemble.
Et si l’on demande à Colette ce qu’elle retient avant tout, elle répondrait sans doute : le passage de relais. Ce fil qui relie les pionniers des années 1960 à une génération qui prend la suite avec ses codes et ses urgences. La coulisse, en vérité, n’est qu’un autre nom pour la communauté.
Un événement qui transforme la ville : retombées culturelles, économiques et écologiques
Un événement ne vit pas en vase clos. À Châtillon-sur-Chalaronne, il colonise les conversations du marché, dynamise les vitrines, fait bruisser les terrasses. Chaque printemps, la ville prend une respiration plus ample. Les hébergeurs affichent complet sur les dates clés, les restaurants adaptent leurs horaires pour laisser le temps aux saluts, et les commerçants prolongent la soirée d’un sourire complice. L’impact se mesure à l’échelle humaine : des centaines de rencontres, des habitudes qui se prennent, des retours qui se programment.
Parler d’économie culturelle, ici, c’est parler de relations. Les troupes invitent leurs familles, les familles invitent des amis, et l’on compose un tourisme attentif, qui privilégie la marche, la curiosité, et la dégustation locale. Les organisateurs encouragent les mobilités douces; nombre de lieux sont accessibles à pied et la signalétique propose des itinéraires agréables. Les bénévoles orientent, recommandent une librairie, suggèrent une pâtisserie, tracent une boucle par les ponts fleuris. Rien d’autoritaire, beaucoup de suggestions.
Sur le plan symbolique, la ville gagne en rayonnement. Les médias régionaux suivent la programmation, des écoles s’emparent des ateliers pour y adosser un projet pédagogique, et des compagnies professionnelles proposent des regards extérieurs. Ce n’est plus seulement un festival, c’est un calendrier de la cité, avec ses jalons, ses attentes, sa mémoire. Les associations locales en profitent pour tisser des partenariats, partager du matériel, croiser les publics. La Dombes, territoire d’étangs et de migrations d’oiseaux, sait quelque chose des trajets qui transforment.
Reste la sobriété, enjeu de notre temps. Sans fanfare, l’équipe privilégie le réemploi des scénographies, le partage d’accessoires, la mutualisation du transport technique. Les gobelets consignés, la conception d’horaires cohérents, le choix de prestataires proches réduisent l’empreinte. Une charte de gestes simples, affichée près des billetteries, rappelle l’essentiel : faire bien avec moins, sans rogner l’artistique. Le public adhère d’autant qu’il en ressent immédiatement le confort.
La cartographie des retombées, enfin, se lit sur plusieurs couches. Culturelle, bien sûr : un spectateur averti en vaut deux. Sociale : les générations se mêlent et se reconnaissent. Économique : la venue de visiteurs sur plusieurs jours remplit les hébergements et assure un flux doux mais réel. Ce maillage, fragile et robuste à la fois, s’entretient à force de constance, de confiance et de clins d’œil.
Repères pratiques à l’échelle de la ville
Pour qui prépare sa venue, quelques points de repère aident à doser son temps. Les Halles forment l’épicentre; le théâtre municipal jouxte une offre de restauration accessible. Les parkings périphériques permettent de rejoindre les lieux en dix minutes à pied. Des parcours fléchés invitent à découvrir le patrimoine entre deux représentations. Les soirs de grande affluence, mieux vaut anticiper la circulation et opter pour le covoiturage proposé par les bénévoles à l’accueil.
Ce tissu vivant gagne à être comparé à d’autres rivages de spectacles. Les voyages forment les publics : un détour vers la Bretagne rappelle ce que des scènes locales peuvent inventer, à l’image des initiatives présentées ici autour de la Rance : rencontres théâtrales en Pays de Rance. Les pratiques dialoguent, se contredisent parfois, s’inspirent souvent. Et Châtillon, loin d’être une île, y gagne un archipel d’alliances.
Réseaux, influences et horizons : la carte française du théâtre contemporain se dessine
Un festival respire avec les autres. Celui de Châtillon-sur-Chalaronne s’inscrit dans une constellation où se croisent scènes municipales, friches, salles associatives et places publiques réinventées. Les artistes circulent, portent leurs trouvailles, rentrent avec des emprunts. Les spectateurs, eux, tissent des itinéraires. On voit des pièces à la métropole voisine, on découvre une danse radicale en bord de mer, on visite un théâtre à l’architecture militaire devenu havre de poésie. Le mouvement nourrit la curiosité, la curiosité relance le mouvement.
C’est dans cette perspective que l’on aime vagabonder sur des ressources variées. Ainsi, croiser les agendas peut faire naître des voyages réjouissants, de une scène de danse contemporaine à Saint-Nazaire à des pépites musicales et scéniques autour de Rochefort évoquées ici : hommages et comédies musicales. La circulation des formes rend le regard plus joueur : on reconnaît un dispositif, on s’étonne d’un détournement, on acclame une audace.
La capitale n’est pas en reste, bien sûr, avec ses cycles qui résonnent en province. Aller voir une création parmi les pièces en cours à Paris peut offrir un prisme critique pour revenir à Châtillon, comme un jeu de miroirs. À l’autre bout du spectre, la découverte de scènes singulières, tel le Théâtre Vauban à Port-Vendres, rappelle qu’un lieu raconte déjà une dramaturgie. On entre dans un espace, on sait d’emblée ce que la pièce peut y tenter.
Au fil des années, une habitude s’est installée : nombre de festivaliers bâtissent leur calendrier culturel à rebours des vacances, jonglant avec les moments clés du printemps. Il n’est pas rare qu’ils consultent des repères saisonniers, comme ces pistes pour une parenthèse scénique au printemps : idées de spectacles autour des vacances de Pâques. Le festival de la Dombes s’y ancre sans se diluer, fort de son identité : proximité, exigence, hospitalité.
Une autre dynamique s’esquisse : la coopération entre amateurs et professionnels. Des metteurs en scène invités regardent les créations, proposent une dramaturgie légère, suggèrent un découpage, aident à resserrer un enjeu. Non pour “professionnaliser” à tout prix, mais pour intensifier ce qui existe. Cette porosité bienveillante augmente l’intensité d’écoute, aiguise le regard scénique et nourrit, in fine, le plaisir du public.
Quelles perspectives pour demain?
Le théâtre contemporain n’est pas une mode, c’est une méthode : comprendre le présent en le jouant. Les prochaines éditions consolideront sans doute ce qui fait la singularité de Châtillon : des lieux qui parlent, des gens qui accueillent, des troupes qui osent. On imagine des résidences plus longues, des transmissions renforcées avec les écoles, une accessibilité accrue pour les personnes éloignées des pratiques culturelles. On rêve aussi de ponts numériques sobres : archives sonores, carnets de répétition en ligne, cartes sensibles des parcours spectateurs.
Et puisqu’un festival est un organisme vivant, il se nourrit de récits. Les vôtres. Ceux que l’on capte sur un banc avant l’orage, dans une queue joyeuse, ou à la sortie d’un “coup de théâtre”. La Dombes, terre d’eau et de reflets, en sait quelque chose : elle aime quand une histoire recommence autrement. C’est là que l’artistique rejoint l’intime, et que la scène devient une boussole amicale pour nos vies pressées.
Quelles sont les dates et les lieux principaux du festival ?
Le festival se tient du 13 au 17 mai, avec un épicentre sous les Halles de Châtillon-sur-Chalaronne et des rendez-vous au théâtre municipal, dans des cours d’école et sur des places aménagées. La plupart des lieux sont accessibles à pied depuis le centre.
Faut-il réserver pour les spectacles ?
Pour les grandes formes du soir, la réservation est recommandée. Les formes brèves et les répétitions ouvertes restent souvent en entrée libre dans la limite des places disponibles. Les bénévoles orientent vers des alternatives en cas de jauge pleine.
Le festival convient-il aux familles et aux néophytes ?
Oui. Un parcours jeune public et des médiations ludiques permettent de goûter au théâtre contemporain sans prérequis. L’ambiance conviviale et les formats variés facilitent une première découverte.
Comment participer en tant que bénévole ou compagnie amateure ?
Les candidatures bénévoles s’ouvrent en amont de l’édition. Les compagnies peuvent proposer un dossier (note d’intention, distribution, besoins techniques) et participer à des temps de repérage. La transmission et l’accueil sont au cœur du projet.
Y a-t-il des liens utiles pour explorer d’autres scènes ?
Pour compléter votre itinéraire culturel, consultez des ressources nationales sur les festivals de théâtre contemporain et d’autres scènes en France, ainsi que des agendas de spectacles au printemps.
