À Arnay-le-Duc, un manguier pousse au milieu des pavés… du moins sur une scène noircie aux traces de pas. Des acteurs y convoquent des souvenirs, des chants et des gestes agricoles pour raconter comment une famille sahélienne, ballotée par la désertification et les migrations, tente de préserver son lien à la terre. « Des pintades et des manguiers » s’avance comme un récit de transmission où les générations s’attrapent la main, se la lâchent, puis la rattrapent. On y entend le frottement du vent chaud, on y voit la poussière des routes, on y ressent la douceur d’un fruit partagé. Ce théâtre contemporain, porté par les compagnies Kala-Kala et Rock Paper Scissors, ne moralise pas : il dialogue, il rit, il s’émeut, il s’invente.
Sur le papier, voilà un spectacle itinérant ; sur le plateau, une Plongée Culturelle qui diffuse ses échos dans toute la région. À l’heure où les publics cherchent des expériences vivantes, la proposition d’Arnay-le-Duc fonctionne comme une boussole. Elle associe des ateliers, des rencontres, des gestes simples – planter, écouter, raconter – et une dramaturgie subtile où le passé s’entremêle au présent. À l’affiche de novembre, au cœur de l’automne bourguignon, cette création pose une question délicieusement tenace : quand le sol se dérobe, que reste-t-il de nos racines ?
Sommaire
Pour explorer la dimension théâtrale à Arnay-le-Duc : une Manguier Scène pour « Des pintades et des manguiers »
La représentation s’ouvre sur une cour familiale. Deux silhouettes, Asseta et Sali, mère et fille, plient des tissus, vérifient des papiers, puis s’arrêtent en plein geste. Rester ? Partir ? La mise en scène de Sidiki Yougbaré transforme cette hésitation en tremplin dramatique. La terre, absente, devient un rôle à part entière. Le public d’Arnay-le-Duc, habitué à la sobriété des plateaux, reconnaît ce minimalisme fécond. Le moindre bol, la moindre calebasse sert d’archive et d’invention. Cette sobriété poétique fait de la Manguier Scène un laboratoire d’intensité. On n’explique pas seulement la crise climatique : on la respire.
L’écriture de Claire Tipy, conçue au Burkina Faso en 2019, déplie des instants du quotidien. La mémoire y est une ruche bourdonnante : elle range, déplace, réinvente. La pièce a été publiée aux éditions Les Bras Nus, distinguée par le label Jeunes textes en liberté 2020, nommée pour le prix Godot 2023 et le prix Sony Labou Tansi 2024. À Arnay-le-Duc, cette trajectoire résonne. Les spectateurs ne suivent pas une thèse ; ils accompagnent un foyer. Et le foyer, quoi de plus universel quand il s’agit de parler d’exil ?
Cette représentation s’inscrit dans l’esprit d’un Pintade Théâtre qui ose l’humour sans amoindrir le tragique. La pintade, oiseau vif et rassembleur, devient une sorte de chœur comique ; le manguier, arbre de patience, abrite les confidences. Entre les deux, un fil : la transmission intergénérationnelle. Le spectacle pose aussi l’enjeu agricole, omniprésent dans le Sahel. Les migrations climatiques ne sont pas une abstraction : elles dérèglent les cycles, les outils, les savoir-faire. Ici, chaque geste fait sens – creuser, semer, partager l’eau.
Transmission, mémoire et plateau vivant
Le récit se tisse par boucles. À chaque boucle, une question : que transmet-on quand la terre manque ? Une chanson, une recette, une manière de s’asseoir sous l’ombre d’un arbre. La scénographie s’articule autour d’objets quotidiens qui deviennent des balises de vie. Le Théâtre du Duc – appellation affectueuse pour le lieu et sa communauté – accueille cette proximité avec chaleur. On ne se contente pas de regarder : on se reconnaît.
- Émotions en partage : des scènes douces, rythmées par des silences habités.
- Humour discret : la pintade en motif ludique, contrepoint des scènes graves.
- Symboles clairs : le manguier comme arche de mémoire, la route comme choix impossible.
- Écoute active : adresses directes au public, respirations narratives assumées.
Pour les curieux qui aiment les passerelles, la vibration de ce récit rappelle des explorations d’errance et d’appartenance évoquées dans d’autres créations. Voir par exemple ces itinéraires qui interrogent l’ancrage et la traversée dans des chemins de scène, ou l’équilibre entre geste, voix et espace détaillé dans des harmonies de théâtre contemporain.
| Élément dramaturgique | Détail scénique | Effet sur le public |
|---|---|---|
| La terre absente | Sol nu, poussière évoquée par la lumière | Sentiment de manque, empathie concrète |
| Le manguier | Ombre projetée, bruit de feuilles | Apaisement, mémoire partagée |
| La pintade | Rythmes vocaux, jeu corporel ludique | Respiration comique, proximité |
| Le départ | Valises ouvertes, papiers pliés | Tension douce, suspense intime |
Et parce que la scène d’Arnay-le-Duc aime les croisements, on goûtera l’écho entre le foyer sahélien et d’autres clairières dramaturgiques, comme le verger déplacé dans un adieu à la cerisaie, où les arbres deviennent archives d’affects.
Ce premier regard fixe un cap limpide : un théâtre du sensible, qui ne dit pas “regardez-moi”, mais “asseyez-vous, on va parler d’une famille et donc de vous”.
Dans cette atmosphère, la section suivante mettra le projecteur sur la fabrique du spectacle et l’alliance entre Kala-Kala et Rock Paper Scissors.
Théâtre RPS – International, accessible, provocateur, ludique : coulisses d’une collaboration Kala-Kala x RPS
La tournée régionale s’appuie sur un tandem singulier : la compagnie burkinabè Kala-Kala Théâtre et la structure dijonnaise Rock Paper Scissors Théâtre. L’une apporte un ancrage sahélien, une connaissance fine des gestes, des chansons, des rituels. L’autre propose un savoir-faire de diffusion en Bourgogne-Franche-Comté, des relais de médiation, une énergie de réseau. On parle volontiers de Scènes Périphériques : ces lieux qui ne se prennent pas pour des capitales, mais qui savent faire circuler les imaginaires. À Arnay-le-Duc, cette collaboration se perçoit d’emblée : précision, empathie, rythme.
Les répétitions ont été pensées comme un atelier permanent. À force d’assembler, désassembler, réécrire, l’équipe s’est gagné un surnom affectueux en résidence : la Compagnie du Manguier. On s’y échange des recettes de jeu comme on échange des recettes de cuisine, avec une curiosité joyeuse. Cette recherche patiente relève de l’Artisanat Contemporain : une main, un outil, une idée, et surtout le temps nécessaire pour que tout prenne.
Un binôme de fabrication théâtrale
Comment conserver l’épaisseur des réalités sahéliennes tout en restant lisible pour un public bourguignon ? La réponse se joue en trois temps :
- Documentation : collecte de témoignages, lectures et ateliers avec des associations locales.
- Transposition : transformation des contenus en signes scéniques simples et puissants.
- Partage : bord-plateau et ateliers au sein de L’Atelier du Théâtre Vivant pour relier vécu et jeu.
Ce soin du détail rappelle d’autres aventures scéniques où la collaboration internationale ouvre de nouvelles porosités. Les curieux pourront croiser ces approches avec un détour par Strasbourg qui s’intéresse aux gestes et aux silences, ou encore avec un portrait de metteur en scène contemporain focalisé sur la direction d’acteurs à hauteur d’humain.
| Rôle | Responsable | Origine |
|---|---|---|
| Texte | Claire Tipy | Burkina Faso |
| Mise en scène | Sidiki Yougbaré | Burkina Faso |
| Diffusion régionale | Rock Paper Scissors Théâtre | Dijon, BFC |
| Médiation | Équipe locale et bénévoles | Arnay-le-Duc |
On retrouve ici la logique de projets transfrontaliers déjà observés dans la région, où musicale et théâtral se frottent avec bonheur, à l’image d’un opéra rock à Pontarlier. La leçon de méthode ? Travailler en confiance, accepter l’élasticité des répétitions et tenir bon le fil de l’émotion.
Résultat : une proposition qui se lit autant qu’elle se vit, et qui confirme la devise officieuse d’Arnay-le-Duc, ce soir-là au Théâtre du Duc : faire simple, mais frapper juste.
Cette mécanique bien huilée invite à regarder de plus près la dramaturgie et les outils de scène qui donnent chair à la famille d’Asseta et Sali.
Entrer dans l’œuvre : dramaturgie, symboles et L’Atelier du Théâtre Vivant
La dramaturgie assume le tissage du présent et du passé. Chaque objet sur le plateau se charge d’histoires : un tamis devient une carte, une natte un livre ouvert. Le dispositif scénique, presque nu, libère l’imaginaire. Dans ce contexte, L’Atelier du Théâtre Vivant d’Arnay-le-Duc n’est pas une salle à côté du spectacle : c’est une extension du plateau, un espace où l’on rejoue un geste, où l’on apprend un rythme, où l’on fabrique sa propre métaphore. Les spectateurs deviennent des apprentis dramaturges le temps d’un après-midi.
Le parcours de l’œuvre éclaire sa structure. 2019 : écriture au Burkina Faso. 2020 : label Jeunes textes en liberté, qui signale des écritures neuves et ouvertes. 2023 : nomination au prix Godot, clin d’œil à une attente qui est aussi un moteur dramatique. 2024 : nomination au prix Sony Labou Tansi, qui couronne des textes francophones vibrants. De ces jalons, la pièce garde une chose essentielle : le cœur battant des personnages.
Objets, voix, lumières : le triangle poétique
Les voix portent une musicalité qui n’appartient à personne et à tout le monde. Les lumières déplacent les frontières : on passe d’une cour sahélienne à un quai de gare par un léger glissement d’intensité. Les objets, eux, circulent : hérités, prêtés, transformés. Voilà le théâtre comme fabrique d’images mentales, où l’on voit sans forcément tout montrer. Le public d’Arnay-le-Duc, accoutumé à ce type d’écriture, apprécie la liberté qu’on lui donne.
- Trois motifs : le manguier (mémoire), la pintade (collectif), la route (choix).
- Trois gestes : plier, porter, partager.
- Trois couleurs : l’ocre (terre), le vert (espoir), l’indigo (nuit).
Ce minimalisme généreux évoque d’autres jardins dramaturgiques où le symbole nourrit l’action. On pourra mettre en regard l’architecture narrative avec une relecture contemporaine du Château des Carpathes, où l’illusion se fabrique au ras du plateau. Et pour ceux qui aiment suivre les trajectoires d’artistes, cette réflexion autour de la direction et de la solitude de la scène résonne utilement avec un carnet de direction.
| Année | Repère | Impact artistique |
|---|---|---|
| 2019 | Écriture au Burkina Faso | Ancrage authentique, voix situées |
| 2020 | Label Jeunes textes en liberté | Visibilité, circulation en réseau |
| 2023 | Nomination prix Godot | Reconnaissance dramaturgique |
| 2024 | Nomination Sony Labou Tansi | Légitimation francophone |
La voix des acteurs, posée sur un fil de lumières, laisse dans l’oreille une vibration de vérité : raconter, c’est aussi réparer.
Après ce détour par l’atelier, place aux spectateurs et au territoire : comment Arnay-le-Duc fait-il circuler ce récit dans sa saison ?
Arnay en Spectacle : publics, médiations et échos autour du Théâtre du Duc
Arnay-le-Duc sait accueillir. À l’affiche de novembre, la ville tresse un programme qui donne envie de flâner de salle en salle. Le 05/11, « Des pintades et des manguiers » ouvre une semaine que les habitants surnomment, par jeu, le Festival Pintades & Manguiers. S’il n’existe pas en tant qu’institution, le surnom colle bien à l’esprit du moment : convivial, vivant, piquant. Après la représentation, on se retrouve pour un bord-plateau, puis pour un atelier dans L’Atelier du Théâtre Vivant, où l’on tente d’attraper l’énergie du plateau pour la prolonger.
La médiation élargit le cercle grâce à des passerelles vers d’autres rendez-vous régionaux. Le 14 et 15, le public file à Chenôve pour rire avec Pierre-Emmanuel Barré ; le 15, à Dijon, on s’émeut devant des lectures pour tout-petits ; à Châtillon-sur-Seine, on revisite Shakespeare ; à Saulieu, on danse en soirée cabaret ; à Brochon, on plonge dans une intrigue noire. Cette constellation donne à Arnay-le-Duc une place de carrefour. On circule, on compare, on débat.
Une cartographie du mois de novembre
La meilleure manière d’entrer dans cette semaine ? Se construire une feuille de route. Les scènes se répondent, les thématiques s’éclairent. On peut suivre un fil : la mémoire, la famille, l’exil, la fête. On peut aussi se laisser guider par les lieux : salle municipale, médiathèque, gymnase transformé, cour intérieure. Ce jeu de piste constitue, au fond, l’ADN des Scènes Périphériques.
- Aller-retour : de la cour sahélienne à la salle d’Arnay-le-Duc, puis vers les villes voisines.
- Variation des formats : théâtre, humour, lectures, cabaret, polar scénique.
- Rencontres : artistes, bénévoles, associations, écoliers.
| Date | Événement | Ville |
|---|---|---|
| 05/11 | « Des pintades et des manguiers » | Arnay-le-Duc |
| 14–15/11 | Humour – Pierre-Emmanuel Barré | Chenôve |
| 15/11 | Lectures « Racontines » | Dijon |
| 15/11 | La Tempête – Shakespeare | Châtillon-sur-Seine |
| 15/11 | Soirée Cabaret | Saulieu |
| 15/11 | Théâtre contemporain « Paparazzi » | Brochon |
Pour nourrir ce parcours, on pourra glisser des comparaisons avec d’autres créations engagées, comme ce dossier dédié aux scènes qui traitent de l’addiction et interrogent nos vulnérabilités, ou encore une traversée méditerranéenne avec une fratrie venue d’ailleurs qui fait résonner les liens du sang et du sol.
Au fil de la semaine, un constat s’impose : le territoire s’écoute lui-même en écoutant l’histoire d’Asseta et Sali. C’est l’une des vertus d’Arnay en Spectacle : se reconnaître dans ce qui vient d’ailleurs.
Rester à table, c’est bien ; mais passer à l’action, c’est mieux. La suite explore comment la scène irrigue le réel.
De la scène à la terre : agriculture, écologie et innovations scéniques en partage
« Des pintades et des manguiers » ne s’arrête pas aux larmes et aux applaudissements. Le spectacle interroge aussi le futur très concret des gestes agricoles. Comment s’adapter quand la pluie choisit une autre route ? À Arnay-le-Duc, les échanges qui suivent la représentation secouent la poussière des concepts pour parler outils, semences, rotations, innovations. Les artistes ne prétendent pas être agronomes, mais ils donnent un cadre sensible qui facilite la parole. Cela s’appelle ouvrir un espace de solutions.
Les ateliers proposés prennent des formes variées. On y travaille la mémoire culinaire, la transmission d’histoires, la cartographie des départs et retours. On joue parfois une scène en la déplaçant sous un arbre du square. La rencontre devient une Manguier Scène miniature, où chacun peut proposer son geste. De là, naissent des idées simples qui réconcilient scène et sol.
Des idées qui poussent
D’un bord-plateau à l’autre, cinq leviers reviennent souvent, parce qu’ils sont concrets et immédiatement partageables :
- Éducation : dossiers pédagogiques pour les classes, avec extraits et cartes.
- Économie du sensible : circuit court pour la billetterie et les produits locaux après spectacle.
- Écologie technique : décor éco-conçu, réemploi, lumières basse consommation.
- Échanges : parrainage entre fermes et troupes, récits croisés.
- Élan citoyen : groupes de lecture et scènes ouvertes mensuelles.
Ce cheminement dialoguera avec des articles qui, eux aussi, examinent comment l’art transforme nos pratiques, à l’image de ces harmonies de plateau qui questionnent la sobriété, ou d’un détour par une tradition revisitée dans une scène strasbourgeoise attentive aux gestes.
| Thème | Action concrète | Bénéfice local |
|---|---|---|
| Adaptation agricole | Ateliers de partage de semences et d’astuces d’arrosage | Résilience face aux sécheresses |
| Médiation culturelle | Bord-plateau et clubs de lecture | Appropriation citoyenne |
| Éco-scénographie | Décor modulable, matériaux récupérés | Réduction de l’empreinte |
| Réseaux | Partenariats fermes/compagnies | Échanges de savoirs |
De fil en aiguille, la pièce montre comment une scène peut nourrir un territoire. On en sort avec des idées, des adresses, des envies. Et la conviction que l’art tient lieu de manguier : il fait de l’ombre quand le soleil tape fort.
Pour finir le voyage, un détour par les parallèles artistiques qui nourrissent cette aventure amplifie la portée de ce temps fort arnaysien.
Scènes croisées et résonances : du Pintade Théâtre aux horizons européens
L’une des forces de cette aventure tient à ses résonances. En regardant la famille d’Asseta et Sali, on revoit d’autres familles, d’autres terres, d’autres départs. Les spectateurs d’Arnay-le-Duc, qui aiment collectionner les correspondances, font volontiers leur marché dans la saison. Ici, une pièce sur l’attente ; là, une variation sur l’exil ; ailleurs, une fable sur la fraternité. C’est tout l’intérêt d’une programmation vivante : ouvrir des portes et laisser chacun traverser à son rythme.
De ce point de vue, la structure d’« Entre Pintades et Manguiers » dialogue avec des œuvres qui examinent les liens entre maison, départ et retrouvailles. On peut tracer un trait jusqu’à un verger menacé, ou jusqu’à un château d’illusions. On peut aussi, de manière ludique, rechercher le même geste – plier, suspendre, porter – dans des esthétiques différentes. Le public devient collectionneur de gestes, détective de signes. N’est-ce pas une belle définition du spectateur ?
Cartographie sensible de résonances
Quelques portes d’entrée pour prolonger la soirée :
- Le verger et la mémoire : voir comment un autre plateau questionne la perte dans une cerisaie qui s’éclipse.
- L’illusion et la présence : suivre la fabrique du mystère dans un château de théâtre.
- La direction d’acteurs : explorer la solitude créatrice avec un carnet discret de direction.
- Les thèmes de société : rapprocher l’intime et le politique avec des scènes engagées.
| Motif | Résonance | Ce que cela éclaire ici |
|---|---|---|
| Arbre | Verger, forêt, parc | Racines, ombre, transmission |
| Oiseau | Pintade, hirondelle, corbeau | Collectif, saison, départ/retour |
| Route | Chemin, voie ferrée, fleuve | Exil, circulation, choix |
| Maison | Cour, cabane, appartement | Intime, seuil, hospitalité |
À l’échelle d’Arnay-le-Duc, ces résonances dessinent une culture en mouvement. On vient pour un spectacle, on repart avec un petit atlas personnel. Et si l’on veut donner un nom à cette constellation, on peut, malicieusement, la baptiser Arnay en Spectacle – une manière d’embrasser l’année et de garder l’appétit mesuré qui fait grandir durablement une saison.
Rendez-vous pris, donc, sous le manguier : même imaginaire, toujours renouvelé, pour une région qui aime les histoires bien plantées.
Où et quand voir « Des pintades et des manguiers » à Arnay-le-Duc ?
Le spectacle s’inscrit dans la programmation de novembre à Arnay-le-Duc, avec un temps fort autour du 05/11. Renseignez-vous auprès des services culturels locaux pour les horaires précis et les actions de médiation associées.
Quel est le thème principal de la pièce ?
La pièce explore la transmission familiale dans un contexte de dérèglement climatique et de désertification. On suit notamment Asseta et sa mère Sali, partagées entre le départ et l’attachement à la terre.
Qui porte le projet artistique ?
Le texte est de Claire Tipy, la mise en scène de Sidiki Yougbaré. La collaboration associe Kala-Kala Théâtre (Burkina Faso) et Rock Paper Scissors Théâtre (Dijon), avec un ancrage de diffusion en Bourgogne-Franche-Comté.
Y a-t-il des ateliers pour le public ?
Oui. Bord-plateau, ateliers de jeu et rencontres font partie du dispositif. L’Atelier du Théâtre Vivant accueille des moments d’échange pour relier scène et territoire.
Pourquoi parle-t-on de Pintade Théâtre et de Manguier Scène ?
Ces expressions poétiques condensent l’esprit du spectacle : la pintade symbolise l’énergie collective et l’humour, le manguier figure la mémoire et l’ombre protectrice. À Arnay-le-Duc, elles désignent la saveur toute particulière de cette rencontre.
